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“Thah’ammath” une tradition printanière du Petit Atlas ...

par Atlas Blida 4 Avril 2017, 15:52 Produits du terroir... Traditions de l’Atlas blidéen... Cuisine de l’Atlas blidéen-de la Mitidja... Faune et Flore du Petit Atlas

Source : عادل البهجة, hichambli, matelo_09, abdouw
Source : عادل البهجة, hichambli, matelo_09, abdouwSource : عادل البهجة, hichambli, matelo_09, abdouwSource : عادل البهجة, hichambli, matelo_09, abdouw

Source : عادل البهجة, hichambli, matelo_09, abdouw

Au printemps “thafsouth”, chez les Aït Khlifa du Petit Atlas à l’instar des autres confédérations environnantes, les femmes, gardiennes du savoir ancestral, s’attellent à la confection d’un bouquet garni de diverses plantes aromatiques et médicinales “ihichouren n ddwa” ou “imghayen n ddwa” nommé “ikhf n tsghabeth” ou “ikhf n tsez’gui” (en daridja : “ras lghaba”, littéralement : “la tête de la forêt”). En plus des plantes, elles y incluent un bout de chaque verdure issu des arbres et des arbustes.
Ce bouquet printanier aux milles vertus était savamment utilisé dans le bain de la femme en couches, pour soigner les maladies dermatologiques, les maladies osseuses, le « coup de froid », … Également, les Atlassiens profitaient des principes actifs de ce bouquet en l’étalant au sol et en s’allongeant dessus après l’avoir, au préalable, passé à la vapeur du couscoussier “thaseksouth” ou en faisant une tisane.
Dans certains villages, “ikhf n tsghabeth”, pouvait être composé d’une centaine de plantes à l’instar de l’“amezzir” ou “ah’alh’al n lekhla” (lavande papillon, lavandula stœchas). Les Atlassiens allèrent encore plus loin en incorporant le bouquet printanier au cous-cous “aseksou” ; les plantes finement moulues étaient mêlées à la semoule. Ce couscous, toujours d’actualité, à l’aspect noirâtre et au goût un peu amer prit le nom de “thah’ammamth” ou “h’ammama”.

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- Auteurs des photos : Adel El Bahdja, hichambli, matelo_09, abdouw, Nadjat Kheddar

- Lien article : http://atlas.blida.over-blog.com/%E2%80%9CThah-ammath%E2%80%9D-une-tradition-printani%C3%A8re-du-Petit-Atlas

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Source : OussaMa SeddiiKi

Source : OussaMa SeddiiKi

Source : Elblida.OuridaSource : Elblida.Ourida
Source : Elblida.OuridaSource : Elblida.Ourida

Source : Elblida.Ourida

Source : Nadjat KheddarSource : Nadjat KheddarSource : Nadjat Kheddar

Source : Nadjat Kheddar

Quelques extraits d’articles :

Le quotidien algérien “Info Soir” avait publié le 27.05.2009 un article sur le sujet dont voici des extraits :

« Al-hammama peut contenir jusqu’à 70 variétés d’herbes de haute montagne, qui lui donnent d’ailleurs ce teint brunâtre qui la distingue. On y trouve de la lavande stéchade […], du thym, du safran], de l’astragale, du genièvre ou encore des feuilles de mûres, de framboises, de cerises, de noix ou d’amandes. […] deux autres plantes, chajrat Meriam et bounafaâ, constituent des ingrédients indispensables en raison des effets thérapeutiques qu’elles peuvent développer une fois bouillies et après avoir absorbé les saveurs des autres herbes cuites à la vapeur. […] il faut bien laver les herbes à l’eau pure avant de les triturer et que le mélange ainsi obtenu, est ajouté au couscous, le tout assaisonné avec du sucre et de l’huile d’olive à servir de préférence avec du petit-lait. […] il est conseillé de le consommer chaque matin à jeun, des jours durant, afin de faire profiter le corps de ses bienfaits. Ce plat, devenu par la force de la tradition, synonyme de printemps, est vécu comme un «événement» auquel la plupart des Blidéens se préparent. Et c’est dans une ambiance festive que les montagnardes partent chercher elles-mêmes les herbes nécessaires dans les bois puis entreprennent, une fois de retour chez elles, de préparer al-hammama en entonnant des chants traditionnels et en déclamant des dictons populaires, […] de nombreuses familles blidéennes procèdent elles-mêmes à sa préparation. Al-hammama compterait, à en croire les anciens, de nombreux bienfaits, étant donné qu’il contient «toutes les plantes et herbes naturelles à effets thérapeutiques sur diverses maladies, grâce à la lavande qu’il renferme et qui serait efficace contre certaines irritations», tout comme la plante appelée chadjrat Meriam dont les facultés intrinsèques favoriseraient aussi une meilleure circulation du sang dans l’organisme fatigué. […]. »

Source : http://www.infosoir.com/editarchive.php?lejour=&lemois=&annee=2011&id=99487

 

Le quotidien algérien “El Watan” avait publié le 25.08.2009 un article sur le sujet dont voici un extrait :

« […] Le Parc national de Chréa, relevant de Hammam Melouan, a abrité du 2 au 20 août, la première édition du Salon des métiers traditionnels et de l’artisanat qui a été marqué par la diversité des stands thématiques consacrés au livre, l’habillement, la gastronomie traditionnelle ou encore des métiers comme la distillation de l’eau de rose, la préparation du «hammama» (couscous typiquement blidéen préparé à base d’une multitude de plantes sauvages). […] »

Source : http://www.elwatan.com/archives/article.php?id=135583

 

Le quotidien algérien “Liberté” avait publié le 01.04.2010 un article sur le sujet dont voici des extraits :

« […] Des centaines de spécialités enfouies dans la mémoire ou toujours en pratique, surtout dans le monde rural, constituent le fonds de la cuisine algérienne de tradition. […] Dans ce pan du patrimoine culturel, il est de grandes spécialités qui nécessitent un véritable plan d’urgence pour leur revalorisation sous peine de disparaître à jamais. La fameuse hammama blidéenne autour de l’Atlas blidéen, un mets nommé hammama, qui, selon les explications locales, tirerait son nom de hammam à cause des grandes sudations qu’il provoque après sa consommation, est un couscous aux herbes très particulier. Il a tout l’air d’être une fusion entre les savoir-faire berbère et andalous qui caractérisent la région. La belle saison venue, les femmes du piémont de l’Atlas blidéen partent à la cueillette des herbes. La composition du bouquet destiné à la hammama diffère d’une cuisinière à l’autre. Il semble qu’il y en ait plusieurs versions, selon les vertus qu’on voudrait en tirer. On cherchera saisonnièrement dans une hammama de printemps une action dépurative, une immunité en prévision des agressions du froid en automne… Il y en aurait même pour les femmes en relevailles de couches ou des messieurs déclinants. Difficile de nommer toutes les espèces qui y entrent, la transmission orale n’arrangeant guère les choses auxquelles s’ajoute la perte des appellations d’espèce. Dans certains bouquets, on vous dira qu’il y aurait une quarantaine de plantes. Mais au premier abord, un nez exercé y décèlerait la dominance des fragrances de plusieurs menthes, thymélées, sauges, etc. Sans oublier le fameux halhal, la lavande sauvage (lavandula stoechas). Toutes ces herbes sont soigneusement nettoyées, effeuillées et roulées avec de la semoule pour obtenir un couscous qui sera cuit à la vapeur d’une eau où infusent les tiges des herbes dont on a utilisé les feuille. Ce couscous est graissé à l’huile d’olives. Parfois sucré ou miellé. […]. »

Source : http://www.liberte-algerie.com/autres/un-fameux-couscous-133254

 

Le quotidien algérien “Liberté” avait publié le 28.04.2011 un article sur le sujet dont voici des extraits :

 « […] C’est surtout dans les pains et galettes aux herbes que l’origan, la sarriette, la marjolaine entrent en grande partie à côté des menthes etc. […]. Blida et Médéa ont développé une spécialité, le belboul, à base de pain rassis récupéré, passé à la vapeur au couscoussier et servi avec du sucre. L’Atlas blidéen l’a largement intégré (plusieurs variétés confondues) dans la fameuse hammama. Ou tout simplement couscous au zaâtar. »

Source : http://www.liberte-algerie.com/autres/zaatar-cru-2011-155196

 

Le quotidien algérien “El Watan” a publié le 25.05.2013 un article sur le sujet dont voici des extraits :

« […] C’est en cette période printanière que les ménagères blidéennes préparent le couscous «Lahmama», un plat traditionnel cuisiné à base de plantes aromatiques et médicinales, dont raffolent nombre de familles qui le considèrent comme le «roi» des mets de la table.

Ancré dans les traditions culinaires locales, ce plat doit sa notoriété aux vertus médicinales des plantes entrant dans sa préparation, qui poussent dans les plaines et sur les hauteurs de Chréa. D’aucuns le qualifient même de «vaccin» annuel, immunisant ses consommateurs contre certaines maladies. […]

Plus de 70 plantes aromatiques, telles que l’origan, le laurier, le safran, le thuya et autres herbes, poussant sur les hauteurs de Sidi Lekbir et de Chréa et que l’on retrouve également dans les plaines de Chréa, entrent dans la préparation de ce plat. C’est au printemps que les femmes partent aux champs pour la cueillette de ces plantes, tout en fredonnant des airs dédiés à cette douce saison, […]. Le couscous «Lahmama» est préparé à base de plantes qui, une fois lavées et débarrassées de leurs racines, sont hachées par les ménagères avant de les mélanger au couscous roulé à la main et cuit à la vapeur dans un couscoussier. Pour la dégustation de ce plat, il est recommandé de l’arroser d’huile d’olive et de le saupoudrer de sucre. […] ».

Source : http://www.elwatan.com/regions/centre/blida/couscous-lahmama-ou-le-roi-des-plats-traditionnels-a-blida-25-05-2013-214971_150.php

خالتي فطومة تقدم لنا طبق ثَحَمَّامْثْ (طعام الْحَمَّامَة الأطلسي) الذي يحمل كل أنواع الأعشاب الطبيعية ذات الفائدة الصحية .

Khalti Fatt’ouma nous présente un couscous atlassien à base de plantes bienfaisantes connu sous l’appellation « thah’ammamth » (t’ɛam lh’ammama), ⵝⴰⵃⴰⵎⵎⴰⵎⵝ.
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Source vidéo : Samira tv, 24.06.16
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