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Le pin blanc dans le Petit Atlas (blidéen) ...

par Atlas Blida 24 Juillet 2016, 19:43 Environnement ⵜⴰⵎⴰⵣⵉⵖⵜ ⴰⴱⵍⵉⴷⵉ | Tamazight de l’Atlas blidéen...

Thamourth n tsaydha (pinède), Aït Mouzaïa, Petit Atlas occidental, w. de Blida, Algérie, Source : http://www.panoramio.com/user/5494750
Thamourth n tsaydha (pinède), Aït Mouzaïa, Petit Atlas occidental, w. de Blida, Algérie, Source : http://www.panoramio.com/user/5494750
Thamourth n tsaydha (pinède), Aït Mouzaïa, Petit Atlas occidental, w. de Blida, Algérie, Source : http://www.panoramio.com/user/5494750
Thamourth n tsaydha (pinède), Aït Mouzaïa, Petit Atlas occidental, w. de Blida, Algérie, Source : http://www.panoramio.com/user/5494750
Thamourth n tsaydha (pinède), Aït Mouzaïa, Petit Atlas occidental, w. de Blida, Algérie, Source : http://www.panoramio.com/user/5494750
Thamourth n tsaydha (pinède), Aït Mouzaïa, Petit Atlas occidental, w. de Blida, Algérie, Source : http://www.panoramio.com/user/5494750
Thamourth n tsaydha (pinède), Aït Mouzaïa, Petit Atlas occidental, w. de Blida, Algérie, Source : http://www.panoramio.com/user/5494750
Thamourth n tsaydha (pinède), Aït Mouzaïa, Petit Atlas occidental, w. de Blida, Algérie, Source : http://www.panoramio.com/user/5494750
Thamourth n tsaydha (pinède), Aït Mouzaïa, Petit Atlas occidental, w. de Blida, Algérie, Source : http://www.panoramio.com/user/5494750

Thamourth n tsaydha (pinède), Aït Mouzaïa, Petit Atlas occidental, w. de Blida, Algérie, Source : http://www.panoramio.com/user/5494750

A. Généralité :

Le pin blanc de Provence ou pin d’Alep (pinus halepensis) pousse facilement et spontanément dans la région du Petit Atlas y compris dans les sols rocheux, pauvre et sec. Les montagnards atlassiens le nomme : “thaydha, aydha”, “s’nober, s’nobraya” lorsqu’il est grand et “thaydha tsamez’gants” ou alors : “abulgi, thabulgith” lorsqu’il est petit. Quant à la pinède ou pineraie/pinaie (forêt de pins blancs), elle est nommée : “thamourth n tsaydha” ou alors : “thaydhadh, aydhadh”. Cet arbre ô combien important dans la vie de l’Atlassien a, comme le cèdre “idhgel”, laissé des traces dans la toponymie locale :

▪Lboulgi (“La localité des jeunes Pins”, chez les Ayth Khlifa),

▪Tizi n Tayda (“Le Col des Pins/de la Pinède”, chez les Ayth Mesɛoud),

▪S’nobriyet Wakli (“Les Pins d’Akli”, chez les Ayth Mousa).

 

B. Description et Utilité :

Le pin blanc fleurit au mois d’avril/mai, ses chatons (inflorescence) sont nommés : “azemmouch n taydheth”, “azaghammouch” ou encore : “chettayel”. Il peut attendre les vingt/trente mètres de haut et vivre jusqu’à cinq siècles. Outre le fait qu’il participe au maintien des sols atlassiens il sert aussi d’abri à la faune locale. S’il y a un insecte emblématique lié au pin blanc c’est bien la cigale “abz’iz’” ou : “zz’et’ch” qui affectionne les pinèdes pour y chanter toute la journée. Le pin blanc est aussi un arbre fragile puisqu’il est sensible aux incendies et qu’il est sujet à la chenille processionnaire “abourebbou” qui s’attaque à ses aiguilles “tchlappa, tchlabba”, ces dernières sont utilisées pour soigner les douleurs articulaires. Certaines parties du pin blanc sont comestibles comme l’aubier “challoud’a” qui est la partie blanchâtre et tendre à la saveur sucrée qu’on retrouve sous l’écorce. On consomme aussi les graines de pin blanc “sqoqi, sqoqo, zqoqo” situés à l’intérieur de la pive (cône, fruit du pin blanc) nommée “aqouqach”, “thaqouqchth n tsaydha” ou alors : “azambay” à maturité et “adebboukh/adebboukhth/thadebboukhth n tsaydha” lorsqu’elle est encore verte, cette dernière est utilisée en tisane. La pive est aussi utilisée comme ballonnet chez les Ayth Mousa dans le jeu traditionnel dit “thakourth”. Par ailleurs, les vielles écorces de pin blanc “thadhbaghth n tsaydha” sont utilisées comme tan et la gemme (résine de pin blanc) “ɛalk, ɛoulk”, “ɛenziz” ou : “aselghagh tsaydha” rentre dans la réalisation d’un sirop traditionnel antitussif pour soigner les affections asthmatiques ou comme vernis naturelle sur la poterie encore chaude par les potières atlassiennes à l’instar de la résine du genévrier cade (juniperus oxycedrus).

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