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La Qalaa des Aït Misra …

par Atlas Blida 25 Septembre 2016, 20:28 Toponymes de l’Atlas mitidjien Histoire de l’Atlas blidéen-Mitidja Confédérations de l’Atlas blidéen-de la Mitidja...

Lqalɛeṯ n Ayṯ Miṣra (Lqalɛeth n Ayth Mis’ra) est une citadelle naturelle qui culmine à 1450 m. d’altitude. Une des parties du sommet se nomme “Taẓrut n Lqelɛa” (Le Rocher de la Citadelle). La face de cette majestueuse montagne a même un nom qui lui est propre, on l’appelle “Tagadirt Ugerfa” (La Falaise du Corbeau).
En hiver la couche de neige s’élève localement à plusieurs mètres, ainsi, on peut admirer la blancheur éclatante de cette citadelle depuis les confédérations voisines et même de la plaine de Mețišt (Metsicht, Mitidja, depuis Larbaa, Bougara, …).
Autrefois, les montagnards considéraient la terre du sommet de Lqalɛeṯ n Ayṯ Miṣra comme “sacrée”, on y trouvait également un ancien lieu de culte auprès duquel avait lieu la zerda locale au printemps. Aujourd’hui, la zerda se déroule à la même période bien qu’elle soit organisée en contrebas, près du col de “Tizi Lɛaddani”, celle-ci est dénuée de tout polythéisme, elle reste l’occasion pour les montagnards de se rencontrer pour évoquer l’histoire locale, partager un repas et se divertir.
Les villages les plus proches de Lqalɛeṯ n Ayṯ Miṣra sont : “Isebɣan”, “Ayṯ Bu Qnana” (Ibuqnanen) et “Ayṯ Ɛabbad”.
Ayṯ Miṣra se compose d’une dizaine de tribus. Le pays de cette noble confédération atlassienne s’étendait avant l’arrivée des Turcs depuis le Petit Atlas jusqu’aux basses terres de la plaine de Mețišt (probablement jusqu’aux premières collines de l’Algérois). En créant l’outhan des Béni Khélil (1), les Turcs amputèrent aux Ayṯ Miṣra une énorme superficie de leur territoire. Ils leur coupèrent l’accès aux premiers piémonts atlassiens et à la plaine. Ceci les poussa à se replier d’avantage dans le Petit Atlas et à se concentrer principalement au centre du massif atlassien près des citadelles naturelles (2).
Avant l’ouverture des pistes à la fin de la colonisation, la population locale était coupée du monde : c’est cette isolement qui a, justement, permis la préservation du parler atlassien central (le “tamisrawit”). D’ailleurs les femmes et les enfants des localités isolées sont restés monolingues bien après l’indépendance (3).
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1. RINN Louis, “Le royaume d’Alger sous le dernier dey”, p. 26, Alger, 1900.
2. “Correspondance du général Damrémont ...”, Paris, 1927.
3. DOUTTÉ Edmond, GAUTIER Émile-Félix, “Enquête sur la dispersion de la langue berbère en Algérie”, p. 116, Alger, 1913.
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Lien article :
http://atlas.blida.over-blog.com/2016/09/la-qalaa-des-ait-misra.html
Lien image : http://www.panoramio.com/user/5494750
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La Qalaa des Aït Misra …
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