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Avenir environnemental de la région de l’Atlas mitidjien voilé de pessimisme…

par Atlas Blida 1 Juillet 2013, 11:24 Environnement Revue de presse...

مدينة ”جديدة“ على هذه الأراضي المغذية ؟ كيف هذا ؟ حسبنا الله ونعم الوكيل

Choc ! Voilà les terres nourricières en lisière de l’Atlas mitidjien qu’ils s’apprêtent à bétonner prochainement à Amroussa (Bouinan, w. de Blida) : Des terres fertiles sur lesquelles va pousser des immeubles, cette terre qui nourrit les hommes et les bêtes depuis des siècles… Bravo les associations pour la protection de lenvironnement !

Cliquez sur les photos pour les agrandir et les faire défiler.

 

Avenir environnemental de la région de l’Atlas mitidjien voilé de pessimisme…Avenir environnemental de la région de l’Atlas mitidjien voilé de pessimisme…
Avenir environnemental de la région de l’Atlas mitidjien voilé de pessimisme…Avenir environnemental de la région de l’Atlas mitidjien voilé de pessimisme…
Avenir environnemental de la région de l’Atlas mitidjien voilé de pessimisme…Avenir environnemental de la région de l’Atlas mitidjien voilé de pessimisme…
Avenir environnemental de la région de l’Atlas mitidjien voilé de pessimisme…Avenir environnemental de la région de l’Atlas mitidjien voilé de pessimisme…
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Avenir environnemental de la région de l’Atlas mitidjien voilé de pessimisme…Avenir environnemental de la région de l’Atlas mitidjien voilé de pessimisme…
Avenir environnemental de la région de l’Atlas mitidjien voilé de pessimisme…Avenir environnemental de la région de l’Atlas mitidjien voilé de pessimisme…

Ces dernières semaines on parle beaucoup du Parc national de Chréa (P.N.C.) mais aussi d’une localité (Amroussa, Bouinan) qui se trouvent à quelques kilomètres à peine de ce dernier qui fait aussi parler d’elle avec le prochain bétonnage d’une partie de ses terres fertiles (pauvre Metsicht (Mitidja) !).

Nous vivons dans un monde plein de contradictions et il y a embrouillement d’esprit ! On nous dit que le Parc national de Chréa est fragilisé par les vents du Sud depuis des années alors que sa biodiversité est, aujourd’hui, en très bonne santé malgré le fait que chaque été les feux criminelles ravages des pans entier de l’Atlas mitidjien au pied duquel on bétonne les terres sur lesquelles s’infiltrent les ruissèlements des eaux qui descendent de l’Atlas et en parallèle l’Etat encourage l’agriculture, l’élevage, le retour sur les terres ancestrales,… Euh… Non mais attendez là ! Peut-on nous expliquer ce méli-mélo ?

Les incendies et les déforestations ont des conséquences diverses comme les glissements de terrain, torrents de boue, éboulement de roches… Les terrains dénudés se retrouvent couvert d’un nouveau tapis végétal fragile, les montagnes se transforment en maquis, la terre non-ombragée chauffe, la neige ne tient plus au sol, le vent souffle sans qu’aucun massif forestier n’atténuent les bourrasques. Tout ce qui arrive provient de la main de l’homme... Il est inutile de se lancer dans des études approfondies car entre temps la situation ne fera qu’empirer.

Les Amazighs habitants depuis longtemps dans l’Atlas mitidjien, sur ses flancs, ses premiers contreforts (et historiquement dans Metsicht) vivaient en total harmonie avec l’environnement. Les grandes déforestations commencèrent avec l’arrivée des Ottomans et elles se sont accélérées durant la colonisation française.

Les campagnes de reboisement devraient se faire tant que les conditions le permettent avec différents types d’arbres... Il faut que cela devienne une nécessité dont-on ne pourra plus se passer mais cela risque d’être long car justement au pied de l’Atlas un nouveau bétonnage va se produire. On l’annonce en grande pompe ! Mais oui, bravo ! Applaudissez la nouvelle ville ! Des immeubles sur des terres fertiles travaillées depuis des siècles par la confédération des Aït Missera et qui a nourrit des générations d’hommes et de bêtes !

Au lieu de faire ressusciter l’architecture traditionnel et de privilégier le mode de vie campagnard avec des touches de modernité respectueuse du cadre de vie on nous parle de bâtiments ! Il y a tellement de place pour créer de nouvelles villes dans le Sud ! Il est évident que les décideurs et ceux qui vont tirer des profits de ce bétonnage ne connaissent rien à l’environnement, à la culture, aux traditions et à l’histoire locale. La proximité avec l’Algérois est une aubaine pour eux et un malheur pour nous !

 

Au sujet de cette “nouvelle” ville, il y a eu plusieurs articles publiés. Voici des extraits en rapports avec l’environnement :

Le journal “El Watan” en date du 19/05/2013 titré : “Ville Nouvelle de Bouinan (Blida) : le discours à deux vitesses des responsables” :

[...] Bouinan est une région à caractère agricole : depuis des générations, il n’y a eu à cet endroit que des paysans et des éleveurs. Un membre de la famille Djiar de Amroussa nous dit : «Notre famille habite ici depuis plus de trois siècles !» Il nous montre un acte de propriété datant de 1817. «Je ne veux pas être déraciné ! Ils déclarent que nous avons signé quelque chose, c’est un mensonge !»

[...]

«Des terres agricoles ont été sacrifiées au profit de ce projet qui ne réjouit que ses concepteurs.» Qu’en pense le ministère de l’Agriculture ? «Cette opération de ‘‘bétonisation’’ de la Mitidja a commencé, il y a quelques décennies et continue d’étouffer la région. Que laisseront-ils aux générations futures ? C’est un crime !» s’indigne un sexagénaire issu d’une famille de paysans installés à Bouinan depuis toujours.

[...]

Un terrain de golf de vingt hectares remplacera des orangeraies qui faisaient la fierté de la région ! Combien y a-t-il d’Algériens qui jouent au golf ? L’Etat a aidé, à coups de milliards, les agriculteurs de la région pour que la Mitidja retrouve sa vocation d’antan. Aujourd’hui, on leur «propose» (ont-ils vraiment le choix ?) de les indemniser pour pouvoir y construire «leur» ville nouvelle.

«La décharge publique de Amroussa, a déclaré M. Benyounès en décembre 2012, sera transformée en parc de loisirs !»

Cinq mois après, une deuxième décharge d’ordures est née, juste à côté ! Ammi Mohammed se remémore : «C’était un site paradisiaque ! Je me rappelle, je gardais mes vaches quand Boumédiène, le défunt président, est venu s’arrêter devant moi, lors d’une de ses visites inopinées et me dit en me tapotant dans le dos : on construira, ici, un centre pour asthmatiques ! La montagne d’ordures, aujourd’hui, rend tous nos enfants asthmatiques!»

[...]

Les habitants de Amroussa —et ceux de toute la commune de Bouinan — insistent sur le caractère pacifique de leur revendication. «Nous ne voulons pas de problèmes ! Mais nous ne ferons pas de concessions non plus ! Nous ne voulons ni vendre, ni céder nos biens. Ils appartiennent aux générations à venir. Ce n’est pas à nous d’en décider ! On revendique la levée du gel qui dure depuis dix ans sur les biens immobiliers, et une promesse (engagement de la part de l’Etat) aux citoyens (qui ne veulent pas vendre) que leurs biens ne seront pas touchés.»

[...]

 

L’Agence Presse Service – Blida, le 13/05/2013, a publié un article intitulé : “Hausse notable de la biodiversité animale au Par national de Chréa”. En voici, quelques parties :

La biodiversité animale du Parc national de Chréa (26.587 ha), dans la wilaya de Blida, a enregistré une hausse « notable » ces dernières années, selon le directeur de cet espace naturel protégé, M. Dehal Ramdane.

« La ressource animale du parc de Chréa, représente un taux de 26 % de la faune nationale », a indiqué à l’APS M. Dehal, signalant « un retour en force », ces dernières années, du singe maghrébin, ou macaque berbère, communément connu sous le nom du singe magot, de la hyène rayée dans les monts de Timezguida, du renard, et de nombreuses espèces d’oiseaux.

Selon le responsable, le singe magot est considéré parmi les animaux les plus en vue au parc national de Chréa, avec quelque 14 colonies, renfermant 45 individus chacune.

« Sa présence (singe magot) est concentrée au niveau de la zone rocheuse, mitoyenne à la route reliant Chiffa à Médéa, connue sous le nom de “Ruisseau des singes”, réunissant toutes les conditions de vie et de reproduction de ce primate, en eau et nourriture », a observé M. Dehal.

[…]

Il a assuré que la meilleure nourriture pour cette espèce animale se trouve dans la nature et est constituée notamment de feuilles, de racines, de baies et de fruits sauvages, des éléments disponibles à profusion au Parc national de Chréa, dont la flore est riche de près de 812 espèces végétales, ceci d’autant plus que le signe magot participe, également, à la réservation de l’équilibre naturel de cet espace protégé.

[…]

L’hyène rayée, animal endémique de l’Afrique du nord, fait aussi partie de ces animaux dont le retour est "très remarqué" au Parc de Chréa, a signalé la même source.

A ce jour il a été recensé huit (8) hyènes sur les monts de Timezguida, a indiqué M. Dehal, […]

 

Le journal “El Watan” en date du 23/06/2013 titré : “Montagnes de Chréa : les vents du sud menacent le site” :

[…]

Radoucissement rapide des températures hivernales vers le début du printemps, des couches de neige moins persistantes et une prédominance des vents du Sud, phénomène connus sous l’expression scientifique, d’«effets xériques».

Telles sont les premières constatations sur lesquelles, selon Ramdhan Dahel, directeur du Parc national de Chréa (PNC), doivent se focaliser avec insistance des scientifiques pluridisciplinaires, climatologues, agronomes, hydrologues… en prévision d’éventuels changements climatiques sur l’unité morpho-structurale de l’Atlas blidéen dont fait partie le PNC.

«A partir des années 2000, nous avons remarqué une relative intensification des effets xériques qui se maintiennent avec une certaine fréquence en termes de répétition, mais aussi de fortes rafales de vent. Etablir des corrélations avec les changements climatiques, c’est très complexe. Cela nécessiterait l’intervention d’une cohorte de scientifiques pluridisciplinaires pour la caractérisation de ce que nous sommes en train de remarquer quotidiennement sur le terrain et cela depuis quelques années», explique Dahel Ramdhane. 

Mohamed Ziar, chef de secteur du PNC, abonde dans le même sens : «Hormis l’hiver 2012, qui a été très exceptionnel,  nous avons remarqué depuis quelques années que la couche de neige à plus de 1500 m d’altitude est très fragilisée et est devenue moins persistante.

D’ailleurs, il s’agit d’une tendance dont l’historique remonte jusqu’aux années 1960, 1970. Les vieux qui sont toujours en vie vous diront que dans les années 1970 des poches de neige persistaient jusqu’au mois d’août au lieudit Mtamar. Cette neige, mise dans de grandes cuvettes, était vendue au mois de juillet et août aux poissonniers plus bas dans la ville de Blida. Certains talwegs très ombragés gardaient des poches de neige où on venait faire du ski en pleine période estivale. Ceci a complètement disparu depuis plus de 30 ans déjà.» Ces bouleversements climatiques constatés à l’échelle du Parc national de Chréa, un lieu géographique très connu pour l’exubérance de sa biodiversité, risquent d’avoir un impact négatif sur ce biotope, vrai poumon pour les deux tiers de la population algérienne, étant situé à proximité de la plaine de la Mitidja et de la capitale.

[…]

 

Les articles au format P.D.F. :

http://sdrv.ms/12BefJ0

http://sdrv.ms/10ujBJG

 

Lien de l’article :

http://www.blida-aps.dz/spip.php?article5648

http://www.elwatan.com/regions/centre/blida/montagnes-de-chrea-les-vents-du-sud-menacent-le-site-23-06-2013-218422_150.php?reagir=true

http://www.elwatan.com/regions/centre/blida/ville-nouvelle-de-bouinan-blida-le-discours-a-deux-vitesses-des-responsables-19-05-2013-214205_150.php

 

Le site du Parc national de Chréa :

http://www.parcnationalchrea.dz/

Situation du Parc national de Chréa (P.N.C.) en Algérie.

Situation du Parc national de Chréa (P.N.C.) en Algérie.

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