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Dhaya : un environnement dégradé et un avenir incertain …

par Atlas Blida 11 Décembre 2016, 13:43 Environnement Revue de presse... Toponymes de l’Atlas mitidjien

Photos : Habib Kaki, Mustapha Hammoudi
Photos : Habib Kaki, Mustapha HammoudiPhotos : Habib Kaki, Mustapha HammoudiPhotos : Habib Kaki, Mustapha Hammoudi

Photos : Habib Kaki, Mustapha Hammoudi

Plusieurs étendues d’eau atlassiennes portent le nom de « Ḍaya » (Dhaïa, Dhaya, ⴹⴰⵢⴰ, ضاية) : Dhaya des Aït Bou Yaagoub, Dhaya des Aït Khlifa mais la plus célèbre est située dans le Petit Atlas occidental entre les communes de Aïn Romana (w. de Blida) et Tamesguida (w. de Médéa) à plus ou moins 1200 m. d’altitude à l’Ouest d’Adrar Mouzaïa (1604 m. d’altitude).

Dans un article du 03.02.2015, l’A.P.S. (Algérie Presse Service) a publié un article intitulé : « La Dhaya de Médéa : un site à protéger par son classement en zone humide ». On y lit que : « […] le lac Dhaya est toujours en attente d’une opération de classement en tant que zone humide protégée, sur la liste mondiale de Ramsar. Une opération qui le prémunirait des investissements touristiques qui y sont convoités et qui risqueraient de mettre à mal l’écosystème de cet espace naturel vierge, […] ».

Ce qui est paradoxal dans tout ça, c’est que, depuis plusieurs années, les pyromanes de tous bords qui ravagent la faune et la flore atlassienne ne sont pas inquiétés y compris quand ils s’attaquent au P.N.C. (Parc National de Chréa). En effet, chaque année le Petit Atlas, sans exception, d’Ouest en Est, du Nord au Sud, est incendié intentionnellement. On se rappelle très bien qu’en 2012 à titre d’exemple, les pyromanes avaient embrasés, comme jamais, la fameuse Dhaya pourtant englobée dans les limites du P.N.C. sans oublier un autre saccage quotidien qui est celui des visiteurs qui ne cessent de garer leur véhicule jusqu’au bord de l’étendue d’eau censée être « protégée ».

On se questionne en toute légitimité et sans, pour autant, remettre en cause la sincérité des hommes de terrain animés de nobles intentions : Si Dhaya venait à être classée comme « zone humide », est-ce que les « nouveaux moyens » qui suivront pourront arrêter sa dégradation et améliorer son environnement direct ? Nous sommes en droit de douter au vu de ce que le P.N.C. lui-même subit chaque été, tous les jours même … À vrai dire, l’avenir de Dhaya (déjà gravement dégradée) est incertain. On a l’impression que la détérioration de Dhaya est voulue, voire planifiée pour faciliter l’installation des « investisseurs » crapuleux qui déjà, selon l’article, pointe leur nez …

L’article précise : « […] S’étalant sur une surface de 8 ha, sur les hauteurs du djebel Timezguida, ce plan d’eau enchanteur, entouré de forêts, héberge une faune et une flore multiples, à l’origine d’une très riche biodiversité.
Ces caractéristiques en ont fait un objet de convoitises par de nombreux investisseurs privés, qui ne désespèrent pas d’y implanter des projets touristiques, […] Le lac Dhaya héberge une multitude de plantes et animaux endémiques, qui en font un écosystème particulier digne d’études. Cet espace humide est une zone de transit pour de nombreux oiseaux migrateurs, dont la cigogne blanche, le courlis, le pélican, le hibou, l’aigle et la huppe, tout en constituant un espace adapté pour de nombreux mammifères, dont le lièvre et le renard, en plus d’autres animaux comme la tortue, le caméléon et la grenouille.
La zone est, en outre, entourée d’une flore luxuriante faite de forêts de chêne vert et chêne liège, et autres plantes médicinales dont le romarin. […] ».
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Lien article : http://atlas.blida.over-blog.com/dhaya-un-environnement-degrade-et-un-avenir-incertain
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